Le C.M.171 "Makalu"


 

Introduction:
 

Le 5.11.1956, L.Bourriau décolle le "Malaku" avec P.Caneil en place arrière. La veille, il avait effectué quelques roulements et "saut de puce" difficile à contrôler tant la puissance des moteurs est grande, même au ralenti. On sait que le "Malaku" est un avion bien spécial par la puissance motrice installée de chaque côté du fuselage C.M.170 modifié. Elle est maintenant de 2000 kg de poussée, à comparer aux 840 kg de poussée du "Magister". Avec une masse de 4000 kg, cet appareil va disposer de 3 fois plus de poussée ( les points fixes s'effectuent avion arrimé au sol...) et va contraindre ses pilotes à une délicate conduite. Destiné uniquement à des essais, ses pilotes vont devoir "vivre" avec les défauts du "Malaku". Après une absence de plus de trois mois, J.Grangette rentre des États-Unis où il mettait en valeur le C.M.170 n°15. A son tour, il va dompter en finesse cette machine très spéciale. Le 8 Février 1957, J.Grangette et P.Caneil, après un début de montée à 38 m/s, l'altitude de 53 000 ft (1500) est atteinte avec une certaine témérité car rien ne peut protéger l'équipage d'un ennui de décompression brusque car celui-ci n'est pas protégé par l'équipement de survie adéquat (il y a avec les C.M.170 en utilisation quelques problèmes dus à des éclatements de verrières. Quelques jours plus tard, le plexiglas des parties ouvrantes est remplacé par une tôle métallique formée, pour vue de hublots circulaires). Là, à cette altitude, coincé paradoxalement entre le décrochage et la vitesse de compressibilité, la descente envisagée par J.Grangette s'avère difficile à négocier, le régime de ralenti des moteurs étant devenu pratiquement égal au plain gaz. En coupant un moteur et en acceptant de pénibles et dangereuses vibrations, la descente peut être enfin amorcée. Les vols de mises au point se continuent et les paramètres moteurs, notamment les vitesses de rotation captée directement sur le moteur sont transmises par voie hertziennes à la station essais en vol Fouga où là, le calme Yves Laborde, toujours à l'écoute, surveille l'enregistrement et le déroulement des essais. Cette méthode d'enregistrement télémétrique est peu commune a cette époque. Au mois de Décembre 1956, après les vols d'essais et de réception satisfaisants , le spécial "Malaku" est remis à la C.G.T.M. de Marignane (compagnie Générale des Turbo-Machine) qui est un centre d'essais en vol crée par Hispano-Suiza et Turboméca. Le programme d'essais moteur en vol est pris en compte par C.Bouton, pilote, et par J.de Saint-Thibault, ingénieur navigant. Le 20.03.1957, le "Malaku" décolle face aux collines de l'Estaque. Très vite, le contact est perdu avec l'équipage. C'est le drame! L'appareil vient de s'écraser sur les premier contreforts qui séparent les terres de la mer. Les causes de l'accident ne seront jamais connues.

 

Caractéristiques:
Nombre de place Hauteur Poids a vide Vitesse ascensionnelle
2 2.8 ml 2734 kg au sol 38 m/s
Envergure Surface totale Moteurs
13.212 ml 21.608 m²

2 "Gabizo" de 11000kg /p*2

Plafond
longueur Poids total 18000m
10.3 ml 4000 kg
Photo et plan 3 vues

makaluph.jpg (91519 octets) makalupl.jpg (185014 octets)

 

 

 

Liens connexes:
-Photos page(1)

-Photos page(1)